Syndicat National des Fabricants de Prothèses Dentaires

CNSD UNPPD carrefour de tous les dangers

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CNSD UNPPD carrefour de tous les dangers

Message  SNFPD le Lun 22 Sep - 18:06

LIEN ICI  commentaire de la CNSD article 2- 3 -3

LIEN ICI  discours
 
LE DISCOURS D’OUVERTURE DES UNIVERSITES D’ETE DE CATHERINE MOJAISKY 
 
Le  19 09 2014
 
Chers consœurs, chers confrères, Chers amis
 
Bienvenue à tous à cette 6ème … déjà … Université d’Eté de la CNSD. Nous y parlerons bien sûr de prévention, sous un angle plus politique que scientifique, dans le cadre d’une rentrée de tous les dangers … de tous les combats.
Souvenez-vous : mi-juillet, le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg met le feu aux poudres en s’attaquant aux professions règlementées, coupables, selon lui, par leur situation de monopole, de s’enrichir sur le dos des français. « Ouvrons la concurrence et les tarifs baisseront » … vision caricaturale, dogmatique et évidemment démagogique. Nous en avons malheureusement l’habitude, le dossier devis légal, sous un autre gouvernement, nous a embolisés pendant trois années.
 
Nous n’avons pas cessé depuis 2 ans d’expliquer partout, et notamment à nos confrères, l’importance de l’application de ce devis dans nos cabinets. Car nous savions que certains n’avaient pas baissé les bras et que le spectre de la dissociation de l’acte prothétique menaçait toujours. La preuve : cette option figure bien dans les propositions du rapport IGF agité devant les caméras par Monsieur Montebourg ! Et nous avons vu refleurir à cette occasion les mêmes attaques sur notre prétendu manque de transparence et notre marge prétendument mirobolante sur la prothèse.
 
Remarque SNFPD :
 
Aujourd’hui, le problème n’est  plus la marge commerciale sur les prothèses mais la justification du prix de structure et des dépassements d’honoraires sur la pose des prothèses. Les dentistes ne peuvent plus vendre ce qu’ils prescrivent, les dentistes ne peuvent plus être un intermédiaire dans la vente des prothèses. Cette profession ne peut plus être commerçante et  profession de santé en même temps.
 
Contrairement à 2009, nous avons maintenant à nos côtés le syndicat majoritaire des prothésistes dentaires, qui a bien compris que le libre choix par le patient de son prothésiste et de sa prothèse entraînerait la disparition inéluctable des laboratoires français.
 
Remarque SNFPD :
 
Le SNFPD est une organisation jeune et novatrice et  l’autorité de la concurrence et  IGF vont dans son sens. L’autorité de la concurrence est une haute autorité dont l’avis doit être entendu pour l’élaboration de toutes nouvelles lois.
 
L’unppd est l’organisation représentative (par défaut) mais ne représente pas la majorité des prothésistes. Elle représente au mieux 600 adhérents sur 3800 laboratoires, son président M.  Detrez a été élu avec 176 voix. M. Detrez et la majorité des membres de son bureau national sont impliqués dans le fonctionnement des chambres de métier (Président ou autres fonctions à responsabilité). Ce qui explique très certainement  sa réticence à faire évoluer notre profession vers le paramédical à l’instar des opticiens et des audioprothésistes comme conseillé par l’autorité de la concurrence. 
 
Notre profession ne peut plus être conditionnée au bon vouloir des dentistes et le consommateur doit avoir le libre choix de son prothésiste comme il a le libre choix de son dentiste. Ceci ne ferait pas disparaître nos laboratoires mais ferait surtout disparaître l’habitude qu’ont les dentistes de vendre des prothèses importées en laissant croire qu’elles sont fabriquées  par le prothésiste local.
 
Nous rappelons que les dentistes ont une obligation de moyen envers un patient et les prothésistes en tant que fabricants de dispositifs médicaux sur mesure ont une obligation de résultat et engagent leur responsabilité envers les consommateurs.
 
 
La preuve : il y a une semaine, j’étais en Inde, à New-Dehli au Congrès de la FDI. Cette plongée dans une autre civilisation, une autre culture renvoie brutalement au décalage entre deux univers, et aux risques de la mondialisation pour notre économie.
Imaginons la mise en concurrence avec un pays où le revenu national brut moyen tourne autour de 100 € soit 23 fois moins que chez nous ? Où il n’y a pas de 35 heures, de cotisations sociales, de règlementation stricte du travail et où les artisans ont fait la preuve depuis des siècles de leur habileté. Nos prothésistes ne feront pas le poids !
 
Remarque SNFPD :
 
Non, surtout que les dentistes ne s’occupent pas de notre profession, nous le ferons nous-même.
Après nous avoir détruits, les dentistes ne vont pas nous faire croire qu’ils veulent nous sauver !
La concurrence européenne ou importée nous l’avons déjà grâce à eux !
 
Autre attaque : le numerus clausus. Puisqu’il est d’ores et déjà contourné, faisons le sauter et laissons la libre concurrence réguler le système ! Vous avez pu lire les arguments que nous avons produits pour démontrer l’absurdité de cette approche … je n’en retiendrai qu’un seul qui fera le lien avec nos précédentes universités d’été.
 
Souvenez vous des cris de désespoir de nos confrères espagnols et portugais, et dans une moindre mesure des italiens. Chez eux, les vannes sont ouvertes et la concurrence sauvage fonctionne à plein régime. 30% de chirurgiens-dentistes au chômage pour lesquels la France est un Eldorado, la santé « marchandisée » qui a tué la déontologie, l’accès aux soins qui n’est plus qu’un souvenir. De profession médicale, la chirurgie-dentaire est devenue un commerce. Cette vision apocalyptique n’est donc pas une vue de l’esprit mais une triste réalité à nos portes. Nous ne devons pas laisser l’Europe appliquer aux professions de santé sa vision ultralibérale et ultra concurrentielle des échanges commerciaux.
 
Remarque SNFPD :

Les prothésistes espagnols ont eu gain de cause pour l’ouverture de la concurrence et le libre choix du patient et les dentistes espagnols ont été condamnés par la commission de la concurrence espagnole.
 
La troisième proposition des rapporteurs IGF ne ferait que renforcer le massacre : je veux parler de l’ouverture aux capitaux extérieurs de nos sociétés d’exercice. C’est à mon sens le danger majeur. Sur notre territoire cette fois, le mode de fonctionnement des « low-cost » nous a démontré à quel point la dérive était possible et combien elle était sournoise et perverse.
 
Sous couvert d’accès aux soins dont on fait la publicité, à coups de montages par des sociétés écran que nous pourrons bientôt mettre en évidence, on sélectionne le risque et on fixe des objectifs marketing aux chirurgiens-dentistes salariés qui en perdent toute indépendance et libre arbitre. Là encore, ce n’est pas du fantasme … le danger s’infiltre, et rien ne dit que nos confrères ne céderont pas aux marchands du temple surtout si la loi le permet.
 
Voilà pourquoi nous combattons farouchement le projet de loi relatif aux professions règlementées, en nous appuyant sur toute la force de l’interpro. La CNSD est l’organisation majeure de l’UNAPL, et c’est ensemble que nous pouvons stopper ce processus de destruction massif de nos structures libérales.
 
L’action doit être réfléchie, construite avec une montée en force progressive … ne nous laissons pas déborder par des va t’en guerre dont les seuls faits d’armes sont le maniement de la plume sur les réseaux sociaux et la provocation.
 
Le 30 septembre, fermons tous les cabinets dentaires ! Par des manifestations locales, montrons que c’est sur tout le territoire que la profession associée à tous les libéraux dit non à ce projet de loi. Engageons nous aussi dans une action individuelle symbolique, que nous vous proposerons, pour permettre à chaque chirurgien-dentiste de rappeler que sans chirurgiens-dentistes, pas de soins, pas de prothèse.
 
Fort de l’expérience de nos confrères européens, ne laissons pas se mettre en place cette dérégulation de tous les dangers. C’est la survie de nos structures, la sécurité et la qualité des soins dentaires, et l’accès aux soins de nos patients qui se jouent maintenant. Sachons dire STOP mais ne laissons pas penser que nous sommes contre tout changement. Portons également LA réforme que nous souhaitons. Mais c’est d’une autre réforme que nous parlerons pendant ces trois jours : la loi de santé annoncée depuis un an, précédée par une Stratégie Nationale de Santé sur laquelle nous avons réfléchi et fait des propositions. C’est autour d’un des axes majeurs de cette loi que nous avons construit notre Université d’Eté : la prévention.
 
Trois carrefours vous permettront de l’appréhender sous des angles divers et répondre dimanche matin à la question suivante : les investissements dans la prévention aujourd’hui sont-ils vraiment les économies de demain ? Garder le patient en bonne santé n’est-il pas tout aussi valorisant que de le soigner et lui rendre le sourire. Nous saurons rappeler à Madame la ministre de la Santé, qui, une fois de plus, n’a pas daigné se déplacer pour nous écouter, qu’elle ne doit pas ignorer, dans sa loi, le rôle majeur des chirurgiens-dentistes dans le maintien en bonne santé générale des français.
 
Remarque SNFPD :
 
Les dentistes se demandent s’ils doivent faire de la prévention ou continuer de faire des soins mutilateurs pour vendre des prothèses !

L’objectif n’était pas de garder un patient en bonne santé! Nous sommes scandalisés mais d'un autre côté nous avons encore trente ans de travail!
 
Et ils s’étonnent que Madame la Ministre de la santé n'ait pas voulu les entendre !
  
La prévention aux dentistes, la vente des prothèses aux prothésistes et les patients seront mieux soignés!
 
Ceci s’appelle bien la séparation des actes,  chacun son travail.
 
NON les prothésistes ne sont pas solidaires des chirurgiens-dentistes !
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